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PME et start-up : Un moteur de croissance en panne !

PME et start-up : Un moteur de croissance en panne !

Rédigé par A. B. / Economie / mercredi, 21 octobre 2020 03:12

Incertitude. Très affecté par le virus de la Covid-19, le poumon de la croissance économique demeure en panne, et de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) risquent l’asphyxie. La mise à l’arrêt de l’activité économique dans le pays depuis près de six mois, en raison de la crise sanitaire, n’est pas sans conséquences sur les acteurs économiques.

Si les PME sont un moteur de croissance, leur dépendance du marché et son évolution dans le contexte actuel lui font défaut. Cette pandémie a démontré qu’en temps normal, les PME peuvent tirer la croissance vers le haut en peu de temps, mais dans les situations de crise, elles deviennent les premières victimes menacées de disparition. Outre la concurrence déloyale qui marquait le marché depuis des années, la crise sanitaire a frappé les PME de plein fouet. Charges alourdies, personnels licenciés, recettes diminuées... désormais, les PME font face à un avenir incertain.

Entre l’absence d’alternatives et le manque de perspectives, les chefs d’entreprise ne savent plus à quel saint se vouer pour les faire sortir de cette situation des plus difficiles. En effet, bien avant l’apparition de la crise sanitaire, en 2019, d’après les chiffres du ministère de l’Industrie, 25% des 31.000 PME créées ont disparu. Ce qui laisse dire que l’espérance d’une PME est minime dans les temps normaux. Que dire alors des moments de crise ?

Si la situation sanitaire du pays l’avait obligé à durcir les mesures de confinement pour sauver les vies humaines, le gouvernement est appelé aujourd’hui à gérer les conséquences de ses décisions, dont celle de venir au secours des acteurs économiques en difficulté. Certes, dans son plan d’action, le gouvernement a promis des facilitations et des encouragements au profit des PME impactées par la crise. Il affirme avoir placé le développement et l’accompagnement des PME et des start-up au centre de ses préoccupations, en raison de leur poids réel dans le développement économique du pays. Une batterie de mesures a été adoptée pour redynamiser l’activité économique du pays.

Outre les facilitations fiscales annoncées par le ministère des Finances le mois de mai dernier, le gouvernement estime que l’introduction de la finance islamique sur le marché permettra de jouer un rôle important dans la relance de l’économie nationale et ce, à travers les facilitations d’accès aux crédits halal pour les entreprises et les start-up. Certes, dans les économies des pays développés, la place de la PME est primordiale en raison de son pouvoir et de son impact sur le terrain, mais dans le cas de l’Algérie qui dispose d’une population globale de PME, en 2019, de 11.71.945 entreprises, dont 97%sont de toutes petites entreprises, d’après les données du ministère de l’Industrie, la relance de l’économie devient une mission très difficile à accomplir.

De ce fait, le gouvernement doit revoir ses cartes pour sauver les PME qui méritent d’être sauvées pour ne pas refaire les mêmes erreurs du passé, en jetant l’argent public par la fenêtre pour finir dans les poches de certaines catégories d’entrepreneurs dont les entreprises n’existent que sur le papier.

Enfin, en attendant le passage de cette crise sanitaire, c’est le flou total qui s’installe. Les PME sont face à un avenir incertain à cause de l’absence de données sur l’évolution de cette pandémie qui a mis l’économie mondiale à genoux et remis en question le système économique fragile des pays comme l’Algérie.

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