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Economie circulaire post-Covid-19 : Formidable gisement de croissance

Economie circulaire post-Covid-19 : Formidable gisement de croissance

Rédigé par H. M. / Economie / lundi, 19 juillet 2021 10:50

Catalyseur ? L’économie circulaire sera au centre de la renaissance post-Covid-19 avec pour perspective la construction d’un système économique plus solide, plus résilient et surtout plus respectueux de l’environnement.

Les experts sont sentencieux : il est impérativement primordial de changer notre relation aux ressources. Les raisons sont nombreuses. La conjonction actuelle du développement démographique, de la croissance de la consommation dans les pays développés et de l’aspiration des pays émergents à un modèle de consommation similaire montre que le niveau de consommation des ressources naturelles sera inacceptable avant la moitié du XXIe siècle. C’est devant une situation pareille que l’économie circulaire vise à changer de paradigme, en limitant le gaspillage des ressources et l’impact environnemental, et en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits.

En effet, l’avenir va, donc, mener à une mutation profonde des organisations et des modes de vie. Par une approche d’économie circulaire, des experts relèvent la possibilité de baisser de 5% les émissions de CO2. Combiné à une stratégie d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables, le bilan connaîtrait une baisse de 66%. Le fondement de la société de consommation trouve aujourd’hui ses limites face aux défis environnementaux, d’emploi et de l’augmentation de la population mondiale qui devrait progresser de 41% entre 2018 et 2100. La prise de conscience collective a permis d’engager des démarches de réduction des impacts environnementaux qui sont un premier pas indispensable. Selon les estimations du cabinet McKinsey, la transition de l’Europe vers une économie circulaire permettrait une économie annuelle sur les matières premières d’environ 380 milliards de dollars.

La création de nouvelles activités et d’emplois à la fois durables et non délocalisables est inhérente à la transition vers une économie circulaire. D’autres statistiques indiquent que les mesures prises pour l’économie circulaire avaient déjà mis l’Union européenne sur une trajectoire de réduction des coûts de 231 milliards d’euros par an d’ici à 2030. La crise de coronavirus pourrait, toutefois, menacer entre 50 et 70 milliards d’euros de réduction de coûts par an d’ici 2030 si la dynamique actuelle est retardée, en fonction de l’ampleur de la crise économique. Une menace qui pèse sur 20 à 30% de ce potentiel à cause de la baisse des investissements et du prix des matières premières.

« Les gouvernements et les institutions devraient placer l’économie circulaire au coeur de leurs plans de relance », a prévenu Stéphane Arditi, responsable de la politique des produits et des déchets au Bureau européen de l’environnement. Par ailleurs, certaines analyses mettent en avant la capacité de l’économie circulaire à réduire la dépendance des économies et des territoires aux approvisionnements extérieurs, aussi bien concernant les matières premières que les produits finis. Dans un rapport très fouillé, le WWF expliquait que la réduction de la biodiversité a fait disparaître des espèces qui pouvaient servir de « tampons » entre les virus et les humains. Si aujourd’hui, l’économie circulaire s’annonce comme un atout indéniable pour la relance, des freins et écueils se mettent sur le chemin de cette transition.

Les points de blocage viennent de la réticence au changement des acteurs en place, de l’ampleur des transformations à opérer et du coût des investissements qui y sont liés. Toutefois, la crise actuelle montre que l’économie circulaire peut être un formidable gisement de croissance et d’emplois, dans une période économique qui s’annonce compliquée. La crise de coronavirus constitue une occasion de lancer un nouveau modèle économique, plus robuste et plus résilient.

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