Imprimer cette page

Industrie du fer en Algérie : L'ambition d'exporter

Objectif. L’industrie du fer connaît un développement sans précédent, ces dernières années. L’Algérie ambitionne même d’exporter 6 millions de tonnes de fer par an, l’équivalent de 120 millions de dollars.

Un objectif que le ministère de l’Industrie et des Mines s’attelle à atteindre en offrant tous les moyens nécessaires pour y arriver. Preuve en est : l’inauguration dernièrement à Oran d’une nouvelle unité de production de fer, au niveau du complexe turc Tosyali, à Bethioua. Celle-ci permettra à l’Algérie d’exporter du fer dans un futur proche. La société turque, qui détient depuis le début de l’année 2017 le monopole du fer en Algérie, a fait une extension de son complexe pour augmenter ses capacités de production. Aussi, l’Algérie est en phase de couvrir la totalité des besoins nationaux en acier.

Autre exploit, celui de la production de fer brut dans la wilaya de Tébessa, qui passera de 1,5 million de tonnes à 5 millions tonnes dans les années à venir. Cette augmentation permettra au pays de réduire ses importations des produits ferreux. En fait, cet accroissement sera réalisable à la faveur du financement par l’Etat en 2017 du complexe sidérurgique d’El-Hadjar (Annaba), en application des instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. En fait, outre la production de fer, l'Algérie serait en voie de décupler la production de son industrie sidérurgique. La production sidérurgique annuelle sera portée à 12 millions de tonnes à l'horizon 2020, contre 2,5 millions de tonnes enregistrées en 2016, grâce à l'entrée en exploitation des projets publics et privés en cours de réalisation.

Ainsi, aux 3,5 millions de tonnes annuelles de capacités installées actuellement, sans le complexe d’El-Hadjar, viendront s'ajouter les 8,5 millions de tonnes par an des projets en cours. Le secteur devrait dégager un excédent de l'ordre de 4,2 millions de tonnes par an en 2020. Il faut savoir qu’en 2016, la production du secteur a enregistré une évolution de plus de 108%, comparativement à 2010, avec un volume de l'ordre de 2,5 millions de tonnes par an et des prévisions de 3,2 millions de tonnes pour l'année en cours.

S’agissant des importations des produits sidérurgiques, elles ont baissé de près d'un million de tonnes en 2016. Les besoins du marché national en produits sidérurgiques, avant l'instauration en 2016 du régime des licences d'importation de ces produits (rond à béton et fil machine), étaient estimés à plus de 9 Mt/an pour les principaux produits sidérurgiques. Pour ce qui est de l'offre de ces produits, elle a connu entre 2010 et 2016 une nette évolution, passant de 5,54 Mt en 2010 à plus de 8,6 Mt en 2016, soit une hausse de 56%.

Aujourd'hui, l'industrie algérienne de la sidérurgie est dominée par quatre principaux producteurs. Il s’agit du groupe public IMetal (10 filiales, dont le complexe Sider El-Hadjar), le groupe turc Tosyali (Oran), ainsi que deux entreprises privées algériennes : Lamino Attia (Annaba) et Spa Maghreb Tubes (Aïn Defla).

Partager cet article