Imprimer cette page

Une année prometteuse, mais beaucoup reste à parfaire…

Les prévisions socioéconomiques pour l’année 2018 devraient être meilleures que celles de l’année 2017. Cet optimisme affiché par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors de sa conférence de presse du 14 avril dernier, est motivé par les résultats obtenus après une série de mesures prises par le gouvernement face à la grave crise financière qui frappe le pays.

Il s’agit particulièrement de l’augmentation par l'Etat du volume des budgets d’équipements de 2.500 milliards DA, atteignant les 4.100 milliards DA, ainsi que la dynamique que connaissent l’économie et l’investissement depuis le deuxième semestre de 2017 et les premiers mois de l’année en cours. Le Premier ministre avait cité également l'importance des pluies enregistrées jusqu’à présent, permettant ainsi de prévoir un bon exercice agricole.

Parmi les autres facteurs contribuant à cet optimisme, l’assainissement par l’Etat de ses dettes à l’égard des entreprises économiques nationales, en consentant une enveloppe financière de plus de 700 milliards DA, outre la levée du gel pour la réalisation de plus 1.500 projets publics d’un coût global de 260 milliards DA. Les mesures de limitation de l’importation prises par l’Etat et mises en vigueur depuis janvier dernier ont permis aussi d’offrir davantage d’opportunités aux opérateurs locaux.

Ces données ne sont pas négligeables et auront un impact direct sur les recettes extérieures du pays, d’autant plus que les prix du pétrole ont renoué avec la hausse depuis quelques mois. Toutefois, il y a lieu de souligner que l’amélioration de l’économie nationale est tributaire toujours des réformes indispensables à poursuivre à court et moyen terme. Les institutions internationales ont eu à soulever, entre autres, la question du poids du secteur public budgétivore, les montants alloués pour les transferts sociaux, qui sont importants, et les contraintes bureaucratiques pour les investisseurs nationaux et internationaux. Ces freins constituent un véritable chantier, sachant que le gouvernement a eu à les évoquer, en soulignant à titre d’exemple l’urgence de la révision du système des subventions élargi à plusieurs produits de consommation et services assurés par les entreprises et établissements publics (transport, santé, éducation…).

L’Algérie ne manque pas de potentialités pour faire face à ses besoins et développer son économie. Des observateurs algériens et étrangers ont eu à relever à maintes reprises les capacités et les atouts de l’Algérie pouvant rejoindre le cercle des pays émergents. Cette perspective est, en effet, à la portée de notre pays. Les potentialités naturelles et les ressources humaines sont considérables. Il suffit de mobiliser tous les acteurs économiques et sociaux pour s’inscrire dans cette démarche de développement de notre économie et lui faire une place de choix parmi les puissances économiques, à l’exemple de la Turquie, du Brésil et de l’Afrique du Sud.

Partager cet article