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Intégration à hauteur de 90% des matériaux de construction locaux

Intégration. Il y a quelques années, l’importation des matériaux de construction était le maître mot. Aujourd’hui, l’Etat a pris la décision d’encourager l’utilisation des matériaux locaux dans la construction. Résultat : le secteur de l’habitat intègre à hauteur de 90% des matériaux locaux.

Le bâtiment est parmi les secteurs qui ont atteint ce niveau d’intégration. Le gouvernement envisage de continuer dans cette logique afin de donner la chance aux entreprises nationales de vendre leurs produits tout en améliorant leur qualité. Rappelons que durant des années, le consommateur algérien avait une préférence pour les produits importés. Selon les professionnels, maintenant, on est arrivé à inverser la tendance, les entreprises algériennes fabriquent des produits de qualité.

Aussi, avec l’entrée en production du complexe sidérurgique de Bellara, l’Algérie construira un bâtiment 100% algérien, sachant que le programme de 1,6 million de logements prévu dans le plan quinquennal 2015-2019 est une opportunité pour les entreprises nationales d’émerger et de se positionner.

Notons qu’environ 2.000 unités de production ont été recensées par les directeurs du logement. Parmi ces unités, on trouve celle de Tissemsilt, récemment inaugurée, une usine de fabrication de matériaux de construction et de béton, première du genre sur le territoire de la wilaya. Cette usine, située dans la zone d’activités du chef-lieu de wilaya, s’inscrit au titre de l’investissement privé pour un montant de 620 millions DA avec une capacité productive de plus de 50.000 unités/jour de matériaux de construction et de béton.

Outre Tissemsilt, cette unité productive qui génère actuellement 30 emplois permanents devra approvisionner les wilayas avoisinantes, dont Tiaret et Aïn Defla, selon le responsable, Dilmi Bouras. Pour la wilaya, cette usine est un acquis économique devant approvisionner des entreprises de construction en matériaux qui font défaut.

Sans oublier le lancement prochain d'une unité de production de différentes gammes de dalles de sol d’une capacité de production de 12.000 m2/jour. Ces unités sont un exemple parmi tant d’autres qui encouragent le développement de la production nationale en matériaux de construction, sans négliger la qualité.

Le ministre de l’Habitat, Abdelwahid Temmar, a d’ailleurs appelé à chaque occasion les producteurs à certifier leurs produits au Centre national d’études et de recherches intégrées du bâtiment. Car pour assurer la mise en oeuvre du programme de plus de 190.000 logements en 2018, la qualité sera de rigueur. Les matériaux de construction locaux seront intégrés dans les cahiers des charges et leur exploitation sera suivie sur le terrain, selon le ministre, qui évoque, à l’intention des producteurs, les prévisions en termes de besoins en matériaux de construction d’ici à 2019. Ainsi, les besoins annuels en ciment et briques sont estimés à 30 millions de tonnes, alors que ceux de l’acier avoisinent les 3 millions.

De son côté, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a assuré que l’Algérie est arrivée à une autosuffisance en ciment et est sur le point de l’être pour les produits rouges. En 2022, la production sidérurgique locale couvrira tous les besoins du marché et une partie sera même exportée.

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