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Développement des énergies renouvelables : Dépasser la phase expérimentale

Retard. Les responsables du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) estiment que l’Algérie accuse un retard de plus en plus important et est appelée à dépasser la phase expérimentale pour s’engager véritablement dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables (EnR).

L’Algérie est plus que jamais déterminée à développer l’utilisation des énergies renouvelables. Selon la ministre de l'Environnement et des énergies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, l’industrie des énergies renouvelables devrait participer à hauteur de 27% dans le mix énergétique d'ici à l'horizon 2035.

Pour atteindre cet objectif, les professionnels appellent à dépasser la phase expérimentale et s’engager véritablement dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables (EnR), tout en impliquant les secteurs de l’industrie, des transports et de l’habitat dans la promotion de ces énergies vertes.

Pour les responsables du secteur, les difficultés liées au développement du secteur des énergies renouvelables ne sont pas que financières, mais supposent la mise en place d'ingrédients pour faire mûrir un projet d'avenir, notamment l'intégration de produits locaux, le renforcement de la capacité de production nationale et la maîtrise de la maintenance et de l'entretien des projets des énergies renouvelables.

Pour leur part, les responsables du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) estiment que l’Algérie accuse un retard de plus en plus important et est appelée à dépasser la phase expérimentale pour s’engager véritablement dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables (EnR). Prevuve à l’appui, l’Algérie est classée aujourd’hui à la 18ème place à l’échelle africaine en matière de capacités installées. Pourtant, le pays a mis en place une panoplie de lois et textes réglementaires devant régir ce secteur, sans pour autant arriver à avancer dans ce domaine.

Il faut dire que l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique national constitue un enjeu majeur dans la perspective de préservation des ressources fossiles, de diversification des filières de production de l’électricité et de contribution au développement durable. A la faveur du programme de développement des énergies renouvelables 2011-2030, ces énergies se placent au coeur des politiques énergétique et économique menées par l’Algérie, notamment le développement du photovoltaïque et de l’éolien à grande échelle, l’introduction des filières de la biomasse (valorisation des déchets), de la cogénération et de la géothermie, et le développement du solaire thermique.

La consistance du programme en énergies renouvelables à réaliser pour les besoins du marché national sur la période 2015-2030 est de 22 000 MW, dont plus de 4500 MW seront réalisés d’ici 2020. La réalisation du programme permettra d’atteindre à l’horizon 2030 une part de renouvelables de près de 27% dans le bilan national de production d’électricité.

Le volume de gaz naturel épargné par les 22.000 MW en renouvelables atteindra environ 300 milliards m3, soit un volume équivalant à 8 fois la consommation nationale de l’année 2014. Conformément à la règlementation en vigueur, la réalisation du programme est ouverte aux investisseurs du secteur public et privé nationaux et étrangers.

La mise en oeuvre de ce programme bénéficie de l’apport substantiel et multiforme de l’Etat qui intervient notamment à travers le Fonds national des energies renouvelables et cogénération (FNERC).

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