Energies du futur :
sécurité et enjeux
Par M.K

Tout le monde sait qu'il existe un gigantesque réservoir d'énergie solaire situé au nord de l'Afrique et plus précisément dans le sud de l'Algérie. Les experts de tous bords estiment que le potentiel d'énergies renouvelables dans cette région, appelée également GSA (grand Sahara algérien) est le plus important dans le bassin méditerranéen. Les mêmes sources soutiennent également que le temps d'insolation sur presque la quasi-totalité du territoire excède 2.500 heures par an et peut atteindre jusqu'à 3.900 heures par an.

Le potentiel solaire algérien est équivalent à 10 grands gisements de gaz naturel qui auraient été découverts à Hassi R'mel. Last but not least. A la lumière de ces chiffres, l'Algérie se classe, encore une fois grâce à la générosité de la terre, parmi les premières places des pays grands pourvoyeurs d'énergie. Et quel type d'énergie ! Car les énergies renouvelables, contrairement à celles fossiles, donc non renouvelables (le pétrole et le gaz), s'étalent dans la durée et ce pour le bien économique du pays. Toutefois, l'enjeu demeure dans le développement de ce type d'énergie demandant, au demeurant, des
investissements lourds.

Actuellement, le gouvernement algérien multiplie les intentions… Bonnes, oserions-nous dire, mais la concrétisation de ce type de projets devient une nécessité. On vient d'annoncer que l'Etat consacrera environ 120 milliards de dollars pour la production de 22.000 mégawatts d'électricité à partir des énergies renouvelables. Le montant est immense, mais à la hauteur du nouveau type de production d'énergie. On ne cesse de répéter que l'enjeu est énorme, mais l'Algérie avec toutes ses ressources naturelles, n'en déplaise aux autres nations, reste un pays «vierge» en termes de technicités et de savoir-faire. Alors développer ce type d'énergie fera-t-il bénéficier notre pays d'une autre valeur ajoutée : le transfert technologique ? Et la boucle sera ainsi bouclée…


 
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